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Antonin Appaix chante les amours de plage

Sur Cracki, l’un des hymnes, en avance, d’un été qui s’annonce radieux.

Par Bastien Stisi
Antonin Appaix

Il y a cette anecdote de Donatien, l’un des fondateurs du très exigeant label Cracki Records (Agar Agar, Renart, LeonxLeon, Ménage à Trois…), qui nous confiait qu’après quelques échanges de mails et de démos (qui contiennent, par ailleurs, de merveilleuses comptines pop), sa route a croisé, hasard total, celle d’Antonin Appaix, sur le bord d’une calanque marseillaise. Que se disent deux individus qui se croisent pour la première fois dans le monde réel, en slip de bain ? Allez savoir.

C’est à croire toutefois que les grands esprits, toujours, sont faits pour se rencontrer, comme l’affirme la formule. C’est à croire, aussi, qu’Antonin Appaix, dont le premier morceau vient de paraître (chez Cracki donc), passe le plus clair de son temps sur les bords de ces plages qu’il évoque d’ailleurs, justement, dans « Ta Peau contre ma peau », romance marine et synthétique dans lequel « le temps est bleu », et les yeux pourvus de « reflets délicieux ». On se croirait chez Voulzy, qui aurait été accompagné au synthé par Eric Serra (le compositeur, entre 1000 autres choses, de la BO du Grand Bleu), ou chez Patrick Coutin, aussi, celui qui  chantait, avec pas mal de zèle et pas mal d'envie dans la voix, son bonheur de regarder les filles, « celles qui marchent sur la plage », au « goût de sel sur les lèvres ». Coutin, ou plutôt, son opposé. Car chez Antonin, c’est clairement d’un amour exclusif dont il est question au sein de ce morceau au spleen sensuel qui exprime la volonté de fusionner les corps « comme deux dominos, qui tombent sous le dos, dans la houle d’un cargo ». « C’est une chanson sur les premiers amours dans un monde où les rues se jettent dans la mer », dit pour sa part Antonin Appaix, que l’on croit sur parole.

Pop synthétique et d’une délicatesse hors norme, le morceau annonce d’autres sorties discographiques, dont on ne sait pour le moment pas grand-chose. Ce qui laisse le temps pour deux activités, complémentaires et distinctes : se repasser en boucle ce morceau qui glissera au coin de l’œil une petite houle aux plus sensibles d’entre vous, et se laisser porter, ce vendredi au Badaboum, par un Nova[Mix]Club qui invite, cela tombe bien, Cracki Records, en compagnie de La Mamie’s, pour une soirée consacrée à la célébration du Macki Music Festival. Plus d’informations sur cet événement, ici.

Visuel © Andrea Montano