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Dans le clip de « Desert Rose », Lolo Zouaï rappelle ses origines maghrébines

Dans le clip de « Desert Rose », Lolo Zouaï rappelle ses origines maghrébines

Robes longues, bijoux de tête sur un chanté qui frôle le raï, et un clip qui rappelle avant tout ses origines algériennes : revoilà Lolo Zouaï.

Par Kenza Naaimi

De Lolo Zouaï, on se rappelle le morceau « High Highs to Low Lows », de ses looks ultras stylés, et des morceaux qui traînaient dans son Baladeur - on y avait découvert ses influences comme ses chansons d’enfance. On la voyait sur Instagram arpentant les rues de Tokyo. On ne l’avait plus entendue depuis quelque temps. La revoilà avec un tout nouveau clip.

Son premier album, sorti l’année dernière, a été un succès important, révélant un talent prometteur et une autre façon de faire du R’n’B. Un R’n’B 2.0. où elle mélange parfois anglais, français et même l’arabe. Aux premiers abords, Lolo Zouaï a l’air plus sobre et changée, même si on retrouve, dans « Desert Rose », sa façon bien à elle et très singulière de chanter le blues. Du grand Lolo : des tonalités qui se superposent et un clip bien loin de ce qui lui ressemble, bien loin des fashions photos récemment faites au Japon. Elle chante toujours en anglais, c’est normal. Pour vous rappeler un peu, Lolo Zouaï est franco-américaine. Sa mère française et son père algérien ont traversé l’Atlantique alors qu’elle était encore bébé et ça nous fait comprendre davantage ses influences trap et ce franglais auquel elle nous a déjà bien habitué.

Elle a sorti ses premiers morceaux en 2016 et revient cette fois sur « Desert Rose » (2018), un titre qu’on connait déjà, avec une vidéo qui rappelle et rend hommage à ses origines maghrébines. Alors, on la suit dans ce voyage, elle nous y amène d’ailleurs tout en douceur, retrouve sa famille, les enlace…

Elle nous immisce dans son bled. Le vrai bled. On voit des femmes travailler la semoule, faire la lessive dans des seaux d’eau, des lits faits de futons et de grosses couvertures entassées les unes sur les autres… Mais on sent comme une gêne. On dirait qu’elle se prend une sorte de serment, subit les regards parfois jugeurs de sa famille, comme si elle n’acceptait pas son mode de vie. Elle ne dort pas, se pose des questions. Puis vient le moment du départ, des larmes. Elle susurre « Won’t You Love Me ? », comme si elle s’adressait directement à son pays d’origine.

En tout cas, c’est une superbe réalisation de Salim El Arja et Jordan I.Cardoso avec la COUSCOUS Company (société de production basée a Los Angeles, qui a déjà fait les clips de Khalid et 6lack). Lolo Zouaï se retrouve ornée de bijoux, de robes orientales pendant qu’elle se rapproche et ira jusqu’à même frôler le raï - et c’est un bel hommage à ses plus profondes racines.

Visuel © Facebook de Lolo Zouaï