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Poutou © Olivier Laude

Dombrance annonce l'arrivée du quinquennat Poutou

Jean-Pierre Raffarin, Christiane Taubira, Valéry Giscard d’Estaing, François Fillon... et Philippe Poutou.

Par Bastien Stisi

Philippe Poutou, ce héros du peuple prolétaire qui s'était permis, sur un plateau télévisé sur lequel il ne portait même pas de cravate, d'invectiver les candidats de droite, et d'extrême droite, en leur rappelant qu’à l’immunité parlementaire, il n’était pas possible d’opposer « l’immunité ouvrière » (« quand on n’est convoqués par la police, on y va ») rejoint à son tour le Gouvernement Dombrance. Il y rejoint une équipe composée de Jean-Pierre RaffarinChristiane Taubira, Valéry Giscard d’EstaingFrançois Fillon (qui ne rend toujours rien, mais nous fait donc danser) et même Barack Obama (politiques de tous les pays, unissez-vous ?). Poutou donne son nom au nouvel EP du DJ et producteur qui se trouve être aussi la moitié du duo DBFC, un disque sur lequel on trouve également des remixes de Yuksek, Chloé, Damon Jee, Bon Entendeur et Benjamin Lebeau (The Shoes) featuring Panayotis Pascot.

À Dombrance la parole : « J’ai fait un after mémorable le jour du premier tour de la présidentielle 2012 et avec mes amis, on a eu comme running gag de se faire des bisous en disant « Votez Poutou ! Entre sa personnalité et ce nom à double sens, Poutou était évidemment en haut de ma liste. J’en ai donc fait un morceau festif qui invite à l’embrassade et même à la queue leu leu dans sa première partie. Et puis au milieu il y ce long break qui enchaîne avec une longue montée histoire de perdre les pédales, pour finir par retomber sur ses pieds. Un vrai régal à jouer en live.

Je suis très fier de la pluralité des remix qui l’accompagnent. Entre la relecture dark disco « bras en l’air » parfaite de Damon Jee, la vision new wave disco « studio 54 » sous stéroïdes de Yuksek, la version bossa/piscine de rosé qui te donne envie de siffler sous la douche de Bon Entendeur, celle rampante mais lumineuse de Chloé et pour finir le délire disco punk de Benjamin Lebeau de « The Shoes », injectant les rêves délirants de Panayotis Pascot, il y a un vrai tour d’horizon de la musique électronique française. »

Visuel © Olivier Laude