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La poésie électronique d'Ezechiel Pailhès sur un nouveau titre

La poésie électronique d'Ezechiel Pailhès sur un nouveau titre

Nouvo Nova : « J'aimerais tant » de Ezechiel Pailhès.

Par La programmation musicale

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « J'aimerais tant » de Ezechiel Pailhès.

« Oh! » : C’est le titre du troisième album solo d’Ezechiel Pailhès. Non pas un « Oh! » de surprise ; plutôt celui de l’adresse lyrique, des poètes qui prient le temps de suspendre son vol. Ici, les poètes s’appellent Victor Hugo, Pablo Neruda mais aussi Marceline Desbordes-Valmore, influence méconnue de Verlaine ou Baudelaire, pionnière du romantisme à laquelle un juste hommage est rendu.

Comme sur son précédent disque (Tout va bien, où l’on trouvait déjà du Shakespeare), Pailhès s'amuse donc à concilier poésie et chanson, renouant avec cette mélancolie électronique qui l’accompagne depuis près de vingt ans. Passé par le jazz et le classique, l’artiste est aussi connu comme la moitié de Nôze, le duo qu’il forme depuis 2003 avec Nicolas Sfintescu. En solo, sa voix grave, pudique, se met au service du texte — à la manière des compositeurs du début du 20e siècle comme Fauré et Poulenc, ou, plus près de nous, Gainsbourg et Ferré. Et quand les paroles sont de lui, elles ont la même beauté déconcertante que celles de ses aînés : ainsi, « J’aimerais tant », que vous entendez déjà depuis quelques semaines sur nos ondes et qui paraît aujourd’hui, formule un souhait simple et universel ; celui de rester dormir entre les bras de quelqu’un.

Oh!  paraît le 15 mai. D’ici là, Ezechiel est à retrouver en interview chez Marie Transport.

Visuel © Paul Rousteau