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Le gumbo funk féministe de Captain Planet et Shungudzo

Le gumbo funk féministe de Captain Planet et Shungudzo

Nouvo Nova : « Big Man » de Captain Planet.

Par La programmation musicale

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Big Man » de Captain Planet.

Captain Planet revient avec un nouvel album fait pour le voyage. Derrière ce nom de super-héros, un producteur californien nommé Charlie Wilder habitué à parcourir les quatre coins de (justement) la planète. On a pu, par exemple, l’entendre aux côtés d’un autre globetrotteur, Chico Mann, sur un album collaboratif (Night Visions, 2017).

Aujourd’hui, c’est en solo qu’on le retrouve, sur le joliment nommé NO VISA, son cinquième album, qui entreprend de brasser les sonorités tropicales les plus diverses et les plus dansantes. Un mélange épicé qu’il nomme lui-même « gumbo funk », fait de dancehall, de hip-hop, d’afro-house ou encore de baile funk. De la global bass sans frontières, en somme.

À l’image de ce morceau phare du disque : « Big Man ». Sur des notes de balafon et des basses puissantes, la chanteuse américaine-zimbabwéenne Shungudzo s’en prend au plafond de verre et prône la prise du pouvoir par les femmes. Et nous évoque, ce faisant, la voix et l’assurance de Santigold ou de M.I.A., ces aînées militantes qui elles aussi, ont su briser des frontières.

Visuel © Captain Planet