Aller au contenu principal
Lizzy Mercier Descloux, une Française dans la no-wave new-yorkaise

Lizzy Mercier Descloux, une Française dans l'underground new-yorkais

Nova Classics : « Fire » de Lizzy Mercier Descloux.

Par La programmation musicale.

Cet été, Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop.  Aujourd'hui : « Fire » de Lizzy Mercier Descloux.

À la fin des années 70, New York paraît être le centre du monde. Née des amours violents du punk et de la disco, toute une nouvelle scène se presse alors dans les clubs de Manhattan — un mélange explosif d’avant-garde et d’énergie rock qui voit se côtoyer Tuxedomoon et Kid Creole, Blondie et James Chance, Andy Warhol et Lydia Lunch.

Au milieu de ce remue-ménage, une jeune Française: Lizzy Mercier Descloux. Attirée par le bruit, l’ex-étudiante des Beaux-Arts a quitté Paris pour New York quelques années auparavant. Son compagnon, l’entrepreneur parisien Michel Esteban, est venu avec elle: ensemble, le couple a vite intégré l’underground new-yorkais, transcrivant l’effusion de l’époque pour le magazine musical français Rock News. Lizzy partage un appartement avec Patti Smith, fréquente Jean-Michel Basquiat et devient la muse de Richard Hell, qui trouvera en la « French poetess » une muse.

Sans formation musicale préalable, Descloux achète une Fender et commence à jouer dans les clubs du Lower East Side. En 1979 sort son premier album, Press Color, publié sur Ze Records, le label créé par Michel Esteban. Si Descloux est vouée à explorer plus tard les sonorités africaines et caribéennes, ce premier disque reste une référence de la "no wave", notamment avec son premier titre: « Fire », une fusion suante de disco-punk, témoignage de l’énergie bouillonnante de l’époque.

Visuel : © Capture d'écran Youtube