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« M’Benga Bila » : la nouvelle furie de Tshegue

« M’Benga Bila » : la nouvelle furie de Tshegue

Le duo est passé par la Goutte d'Or pour tourner son nouveau clip. Et s'est souvenu de Leos Carax.

Par Bastien Stisi

« M’Benga Bila », en langage lingala (la langue bantoue parlée au Congo et en République Démocratique du Congo), c’est l’idée qu’une conversation, débutée entre deux individus, vient de trouver son terme, de s’interrompre et d’être reportée à plus tard ou à jamais, et ce en raison d’une incompréhension trop grande. Littéralement, c’est « Call the Police » en Anglais.

« M’Benga Bila », c’est le nom du nouveau single du duo Tshegue (Faty Sy Savanet et Nicolas « Dakou » Dacunha), entité punk, afro, percutante, révoltée, et survoltée même en live (en mémoire, leur live  épique donné lors d’une Nuit Zébrée Marseille, au Moulin), extraite d’un EP, Telema, qui arrive le 19 juin prochain, soit quelques jours après le concert que le groupe donnera le 24 mai au Musée de l'Histoire de l'Immigration. D’immigration justement, il en est question dans le clip qui accompagne « M’Benga Bila », tourné au sein d’un quartier, la Goutte d’or parisienne, foyer principal de la communauté congolaise - et d’autres - à Paris, où l’on suit Faty Sy Savanet lancée sur le boulevard de La Chapelle, à proximité du métro aérien et en connexion, mentale et visuelle, avec cette scène du Mauvais Sang de Leos Carax, où c’était Denis Lavant, cette fois, que l’on retrouvait, en transe, sous le son du « Modern Love » de David Bowie.

Le clip ci-dessus, le Worldmix de Néo Géo signé  Faty Sy Savanet à réécouter ici, et quelques dates à venir pour le duo : au Musée National de l’Histoire de l’Immigration le 24 mai, au festival Jazz sous les Pommiers le 30 mai, aux Vieilles Charrues le 19 juillet.

Visuel © Juliette Abitbol