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À peine élu, Donald Trump s’attaque déjà à l’IVG

SURPRISE !

Par Clementine Spiler

Des millions de femmes et d'hommes dans les rues à travers le pays et le monde n’auront pas ébranlé le Président. Donald Trump vient de signer une loi bloquant les financements américains aux ONG étrangères pratiquant l’avortement ou même fournissant des informations sur l’IVG.  

Ce n’est pas la première fois qu’une telle loi est votée. Elle a été instaurée par Ronald Reagan, en 1984, sous le nom de “Mexico City Policy”. Depuis, Républicains et Démocrates se livrent à un petit jeu, en l’abrogeant et en la remettant en vigueur dès qu’ils arrivent au pouvoir. Obama s’est empressé de l’abroger, Donald a saisi au vol la symbolique de l’acte et l’a rétablie dès son premier jour dans le Bureau ovale. 

Les présidents républicains adorent ce moment. Bush avait choisi de la remettre en vigueur le jour de l’anniversaire de la légalisation de l’avortement (suite au procès Roe v. Wade en 1973). Histoire de marquer le coup.

L’un des premiers actes du Président Trump

C’est drôle comme on a toujours envie d’écrire (lol) après “Président Trump”. Pourtant cette Présidence est devenue réalité, il va bien falloir se rendre à l’évidence. Pour preuve, la première conférence de presse de Sean Spicer, attaché de presse de la Maison-Blanche, ce lundi 23 janvier, lors de laquelle il abordait notamment ce sujet.

Le Président n’a jamais caché qu’il était ‘pro-life’ (anti-avortement). Il veut protéger tous les Américains, y compris ceux qui ne sont pas encore nés. Cette loi fait écho à ces valeurs, et respecte l’argent des contribuables”, a-t-il déclaré à propos de la mesure prise par le nouveau président.

Il faudra peut-être rappeler à Donald que pour protéger les Américains et les Américaines (entre autres, étant donné que cette loi aura de larges conséquences à l’étranger), il ferait peut-être mieux de se pencher sur le nombre de décès liés aux avortements clandestins. Et ne pas oublier que des millions d’Américaines l’attendent au tournant.

Visuels : (c) Twitter/Ouest-France