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BAM BAM : les Affaires Musicales du 14 février

Avec des chansons toujours plus tristes, un nouveau label d'Italo disco et un point sur les fanzines

BAM BAM, c’est le Bureau des Affaires Musicales de Radio Nova, animé par Sophie Marchand et Jean Morel, du lundi au vendredi sur Nova. 

Salut la BamBamily, aujourd’hui, dans le Bureau des Affaires Musicales, on est très heureux ! Pourquoi ? Parce qu’il fait presque jour dans le studio quand on commence l’émission, et ça, c’est déjà incroyable. Du coup, on est au max pour vous jouer plein de disques. Au programme, des nouveau, l’analyse des samples d’un documentaire mythique, La Chica qui nous joue des disques en fin d’émission, et un super journal musical où l’on parle, entre autres, des fanzines.
 

...on apprend que les chansons qu’on écoute sont de plus en plus tristes.

Bon, les études publiées sur internet, on sait ce que ça vaut. Mais celle-là est assez rigolote, ou pas. Publiée par la Lawrence Technological University en décembre dernier et repérée par Tsugi, elle affirme que les paroles de titres populaires sont de plus en plus tristes et colériques. C’est une tendance qui s’observe depuis 1951 jusqu’à 2016. En 50 ans, la tristesse, la rage, la peur ont remplacé la joie et la confiance dans le thème des morceaux. L’étude s’appuie sur le Billboard des 100 morceaux les plus écoutés chaque année aux Etats-Unis. Soit 6000 morceaux classés par une intelligence artificielle pour déterminer le champ lexical des morceaux. Depuis 1988, les morceaux les plus écoutés sont de plus en plus négatifs.

On observe donc une consommation accrue de musiques aux paroles tristes, peut-être pas la production, mais le public, lui,  ne s’est jamais autant tourné vers des morceaux qui font bader, d’année en année. Ça va vous sinon ?

...on célèbre la naissance d’un nouveau label qui revisite l’Italo disco.

Si vous aimez l’Italo disco, les rééditions, le passéisme musical, vous êtes au bon endroit et à la bonne époque. Paula Tape, c’est une productrice chilienne qui vit à Milan, qui a un collectif qui s’appelle Tempo Dischi. Avec ses copains du collectif, ils ont eu l’idée de monter un label du même nom consacré à des rééditions exigeantes d’Italo disco, ou en tout cas, de musique de dance italiennes des années 80. L’idée n’est pas de se contenter de represser des rééditions de Ryan Paris ou de Gazebo, mais d’aller un peu plus loin. La première sortie, qui arrive très bientôt, c’est un maxi de Steel Mind qui faisait du krautrock dansant. Franchement, la perspective d’entendre de l’Italo disco de qualité est extrêmement enthousiasmante !

 

...on se demande ce qu’il reste du fanzine.

Aujourd’hui, on se penche sur une pratique qui semble venir d’un autre temps mais que la passion et l’activisme font subsister. Oui, on parle de fanzine, grâce à une jolie enquête d’Olivier Richard publiée dans Libération. Le fanzine, qui est la contraction de « magazine de fans », est une publication autoéditée que l’on retrouve chez des disquaires, dans des salles de concert ou encore, par correspondance. Ils sont rédigés par des passionnés qui résistent face à la tendance du tout numérique, fonctionnant encore à l’ancienne, avec des photocopies et des reliures faites maison. Ils sont édités sans but lucratif et publiés par des associations loi 1901 (avec ou sans dépôt légal) obéissant encore au dépôt-vente, c’est-à-dire ce système selon lequel seuls les exemplaires vendus sont payés par le détaillant qui se rémunère en empochant un pourcentage sur le prix de vente. Il n’existe absolument aucune étude chiffrée sur les fanzines en France, mais il est évidemment indéniable qu’il existe beaucoup moins de titres qu’il y a trente ans, ces publications se vendant nettement moins. Les irréductibles du papier se font de plus en plus rares, beaucoup sont passés en ligne pour différentes raisons, les formats,  vidéo ou son, les faibles coûts et une diffusion beaucoup plus large…Toutefois, cette culture est loin d’être morte. Il existe de vieux Briscard qui continuent d’éditer à leur compte et ne veulent pas rendre les armes. Libération est allé à leur rencontre. On peut, par exemple, citer Dig It : un fanzine de rock toulousain édité par Gildas Cosperec qui tire à un peu moins de 1000 exemplaires et qui va atteindre son 75ème numéro après 25 ans d’existence. Il existe aussi des lieux pour conserver cette mémoire, notamment la Fanzinothèque installée à Poitiers depuis 1989 qui, au sein d’un confort moderne, tente de recenser toute cette littérature.

A libé, la documentaliste Marie Bourgoin affirme que de nombreux vieux fanzines résistent alors que de petits nouveaux se lancent.Parmi tous les éditeurs de fanzines recensés par le papier, on peut ainsi noter Arvar, édité par un groupe de lycéens qui se penche avec une grande précision sur la scène Skin-Ska et qui a la particularité d’être écrit en français mais aussi en Breton. Autre bonne nouvelle pour la culture du fanzine, un Fanzinarium doit ouvrir à Paris en juin dans le XXe arrondissement. Cette nouvelle fanzinothèque sera animée par l’équipe des Bar Zines !




La playlist : 

  • Lizzo - Cuz I Love You
  • I Don't need what you want - The Intergalactic Republic of Kongo
  • The Specials - Vote for me
  • Bet You Wish I Would Call - Together Pangea
  • Bibio - Curls
  • Guy Man - Joojo Addison
  • Tim Buckley - Song to the Siren
  • Jimi Tenor - Ki Igba
  • Lanterns Flies in The Mist - Black Taffy
  • Zone - Kingjet

BAM BAM, le Bureau des Affaires Musicales, une émission animée par Sophie Marchand et Jean Morel, et réalisée par Malo Williams. Du lundi au vendredi, 18h00-19h30.

Visuel © Wiki Commons / Contributeur / Jake

BAM BAM
Emissions

BAM BAM

par Sophie Marchand & Jean Morel
Lundi-vendredi, 18h00-19h30

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